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Hijra Permaculture Autonomie

Des gares de Bruxelles aux puits d'Afghanistan.

HPA n'a pas été conçu dans un bureau. Tout a commencé par des repas chauds sur un quai de gare, s'est transformé en conviction, puis en une organisation qui construit des infrastructures permanentes pour des communautés qui n'ont rien.

L'histoire.

En 2008, Jean-Louis Denis a commencé à distribuer des repas chauds dans les gares de Bruxelles, Lille et Paris. Ce n'était pas une organisation. Ce n'était pas une stratégie. C'était quelqu'un qui voyait des gens dormir sur des quais en hiver et qui a décidé d'agir.

Ils ont fait ça pendant plus d'une décennie — d'abord sous le nom de Resto du Tawhid, puis à travers Aidons les Pauvres. Des milliers de repas servis. Des vêtements distribués. Un espace ouvert où les familles pouvaient récupérer des fournitures pour bébés, des poussettes, des essentiels de puériculture. Année après année, présents aux mêmes gares, dans le même froid, pour les mêmes personnes.

Photo du terrain

Mais c'était justement le problème. Les mêmes personnes.

Les repas étaient consommés. Le besoin revenait. Le cycle se répétait. Peu importe combien ils donnaient, la situation ne changeait jamais structurellement. Les personnes aidées n'échouaient pas — c'est le modèle d'aide qui échouait. Il traitait les symptômes et laissait les causes intactes.

Puis Jean-Louis a découvert la permaculture — l'idée qu'on peut concevoir des systèmes qui produisent au lieu de systèmes qui consomment. Un puits n'a pas besoin d'être rempli. Un arbre continue de porter des fruits. Un poulailler continue de pondre des œufs. Et si le travail humanitaire pouvait fonctionner de la même manière ?

En 2021, Hijra Permaculture Autonomie a été fondée avec une seule conviction : arrêter de livrer de l'aide qui se consomme, et commencer à construire des infrastructures qui continuent de produire. La mission est devenue l'autosuffisance — pas la dépendance.

Photo du terrain

Ils ont testé le modèle au Bénin, puis passé trois mois en Indonésie à travailler une parcelle agricole qui bénéficie encore aux communautés locales aujourd'hui. Et puis est venue la décision qui a tout changé.

En 2022, Jean-Louis a tout vendu, quitté l'Europe, et s'est installé en Afghanistan de manière permanente. Pas de billet retour. Pas de filet de sécurité. Juste la conviction qu'on ne peut pas construire un changement durable à distance — il faut vivre aux côtés des communautés qu'on sert.

Photo du terrain

Aujourd'hui, HPA a construit 15 puits, planté plus de 2 500 arbres, installé des poulaillers dans des orphelinats, posé un pipeline d'eau de 5 km reliant des villages, et distribué plus de 4 tonnes de nourriture. Chaque projet est conçu pour que la communauté puisse le gérer sans HPA. Quand les fondateurs quittent un site, l'infrastructure reste — et continue de produire.

Le parcours.

2008–2020

L'Europe : repas chauds et aide de rue

Jean-Louis passe plus d'une décennie à distribuer de la nourriture dans les gares de Bruxelles, Lille et Paris — d'abord sous Resto du Tawhid, puis Aidons les Pauvres. Des milliers de repas servis. Mais les mêmes visages revenaient toujours.

2021

Fondation de HPA

Hijra Permaculture Autonomie naît avec une mission : arrêter de livrer de l'aide qui se consomme, et commencer à construire des systèmes qui produisent. La permaculture devient la méthode. L'autosuffisance devient l'objectif.

2021

Bénin : première mission internationale

2021–2022

Indonésie : tester le modèle

Trois mois à travailler une parcelle agricole en Indonésie. Le modèle d'autosuffisance est testé et validé. La terre bénéficie encore aux communautés locales aujourd'hui.

2022

À la recherche d'un foyer permanent

2022

Afghanistan : l'installation

Jean-Louis vend tout, quitte l'Europe et s'installe de manière permanente en Afghanistan. Là où le besoin est le plus grand et où le modèle correspond le mieux. Pas de billet retour.

2023–2024

Construction : puits, arbres, eau, poulaillers

Le travail commence sérieusement. Des puits communautaires creusés, des arbres fruitiers et forestiers plantés, un pipeline d'eau de 5 km reliant les villages, des poulaillers installés dans les orphelinats. Chaque projet conçu pour l'autonomie communautaire.

2025

2 500+ arbres. 15 puits. 4+ tonnes de nourriture.

Les jalons s'accumulent. Plus de 2 500 arbres plantés, 15 puits communautaires opérationnels, plus de 4 tonnes de nourriture distribuées, et le site web est lancé pour ouvrir les dons en ligne dans le monde entier.

Maintenant

Et après →

Pourquoi ce modèle.

La plupart des associations fonctionnent en boucle : collecter des fonds, livrer de l'aide, l'aide se consomme, collecter encore. L'association reste nécessaire. La communauté reste dépendante. Tout le monde a de bonnes intentions, mais rien ne change structurellement.

HPA existe pour se rendre inutile.

Chaque puits est conçu pour un entretien communautaire. Chaque jardin est planté pour la récolte scolaire. Chaque poulailler est construit pour qu'un orphelinat puisse se nourrir lui-même. La mesure du succès n'est pas combien nous collectons — c'est à quelle vitesse une communauté n'a plus besoin de nous.

Ce n'est pas une idée nouvelle. Le Prophète ﷺ a aidé un homme à acheter une hache pour couper et vendre du bois plutôt que de lui donner de la nourriture — enseignant l'autosuffisance plutôt que la charité perpétuelle. HPA est construit sur le même principe.

Le résultat : votre don n'achète pas un moment de soulagement. Il devient un système qui continue de produire. Un puits continue de couler. Un arbre continue de nourrir. Un poulailler continue de pondre. C'est une meilleure pratique de développement — et une meilleure Sadaqa Jariya.

Les personnes qui font le travail.

Photo du terrain

Jean-Louis Denis

Fondateur & Opérations terrain

Près de deux décennies de travail humanitaire, des distributions en gare à Bruxelles à la construction de puits en Afghanistan. Supervise chaque projet sur le terrain. Vit en Afghanistan à temps plein.

Vous avez lu l'histoire. Maintenant, faites-en partie.

Chaque puits, chaque arbre, chaque poulailler a été financé par quelqu'un qui a décidé de construire quelque chose de permanent. À votre tour.